Evanouissement réception radio sur RA 83A

Bonjour,

Sur ce poste, au bout de quelques minutes de fonctionnement, la réception radio diminue progressivement jusque à devenir très faible un peu comme si une lampe ne chauffait plus à cause d’un mauvais contact; cette diminution s’accompagnant de légers crachotements. J’ai essayé sans succès de mettre d’autres ECH3 et ECF1; j’ai changé tous les condensateurs papiers ainsi que les 2 chimiques de filtrage avec une particularité pour ces derniers : j’ai monté provisoirement 2X 100 µf en attendant de me procurer des 47µf ; j’ai monté également un support neuf pour l’ECF1. En BF, le poste fonctionne longtemps sans problème. Ce qui m’intrigue, c’est que si je débranche l’antenne et que le l’a rebranche, la réception radio redevient claire et nette; j’ai constaté la même chose en effectuant involontairement un bref court-circuit plaque de la partie pentode ECF1 à masse; ces deux singulières manips étant très aléatoires et plus efficaces si le poste est resté au repos quelques jours.

Auriez-vous une petite idée à me communiquer sur l’origine de ce phénomène?

Cordialement.

Patrick.

le support neuf de l’ ECF1 et à gauche le tournevis responsable du C/C plaque à masse:

Une panne courante sur ce poste : les 2 connexions des tétons des tubes en mauvais état, isolant craquelé au passage à travers le blindage du transfo MF, ou fil blindé en court-circuit…

Et aussi mauvais contacts aux supports de tubes.

Les 2 chimiques de filtrage sont donnés pour 30µF 200V.

Pour en revenir à votre problème, il faudrait mesurer les tensions sur les tubes quand ça marche et quand ça bugue…

Surveillez particulièrement la tension négative de polarisation avant et après la résistance R5-85 ohms (-7,8V) et R6-30 ohms (-2,1V)

*hola*

" si je débranche l’antenne et que je la rebranche, la réception radio redevient claire et nette "

Ce pourrait être le CAG ( tension antifading ) qui se débloque en retirant et remettant l’antenne. Tension par R16 puis R2, vérifier C20 et surtout C28.

Sur la photo, il y a une capa moderne, grise, qui s’est pris un gros coup de fer… :wink:

La CAG est du type retardé, c’est pourquoi j’ai conseillé à Patrick de surveiller la tension négative de polarisation qui fixe la tension de seuil de cette CAG…

Pour les condos, il dit les avoir changés.

L’ami JC m’ôte le texte du clavier. Un des condos neufs a pris un violent coup de fer…

Tiens! J’ai refait chanter le même poste!
Chercher aussi une résistance qui se coupe après mise en température.
*bsr*

C’est un très beau poste. C’est dommage que tout un côté du coffret bakélite soit pulvérisé. Vous avez les morceaux ?

Bonjour.

Histoire de me coucher ce soir en ayant appris quelque chose.

Une question à Pierrot du 82 : comment fait-on pour retarder le contrôle automatique de gain ? Et pourquoi le retarder ?

D’avance, merci.

Question intéressante, en effet.

Le but de la CAG retardée c’est de permettre plus de gain sur les signaux faibles en ayant une CAG qui n’agit qu’à partir d’un certain niveau de détection.

Pour pouvoir faire ça si je ne m’abuse il faut séparer en deux les fonctions détection et CAG (détection modulation et détection CAG groupées sur une diode unique en détection simple) en utilisant plusieurs diodes dont une va pouvoir travailler à la CAG que l’on peut alors gérer pour elle même.

Et si j’ai “tout bien tout saisi tout compris” :

Dans la pratique on prend une petite tension négative, par exemple sur une anode, que l’on applique à “la ligne de CAG” et qui devient ce qu’on pourrait voir comme le point de fonctionnement “plein pot”.
Tant que la tension générée par la détection CAG n’atteint pas cette tension “consigne” que l’on apporte à la ligne de CAG, le récepteur est en “gain maximal” puis ensuite si elle devient plus négative que la consigne parce qu’on reçoit “fort et clair”, alors on commence à freiner les tubes en diminuant leur gain proportionnellement à la variation de la tension de CAG au delà de cette consigne.

J’espère que j’ai pas dit de bêtises. :mrgreen:

Bonjour et merci pour l’explication.

Piège du langage, j’avais imaginé un C.A.G. retardé en temps et non mis en action seulement à partir d’un seuil.

J’imaginais donc l’opérateur régler le volume de son poste à la moitié ( par exemple ) puis, en tournant le C.V. et en passant d’une station faible à une station puissante, se trouver avec un fort volume pendant quelques secondes avant la mise en action du C.A.G… :slight_smile:

Ou, inversement, se retrouver avec un poste quasi muet pendant quelques secondes en passant d’une station puissante à une station faible… :slight_smile:

D’où le pourquoi…

Bonjour,

Tout d’abord, merci pour vos nombreuses réponses; vous êtes toujours des gars vraiment sympas. En réponse à Masterorion, je n’ai malheureusement pas le gros bout de bakélite qui manque sur l’un des côtés.

J’ai essayé de suivre vos conseils mais je n’ai pas trouvé la panne; voici ce que j’ai fais: J’ai changé le 47nF gris qui avait pris un coup de fer; C 20 de 100nF avait déjà été changé comme tous les condensateurs papiers; les supports de lampes ont bien été nettoyés et vérifiés; j’avais même changé, par un neuf, celui de l’ ECF1; j’ai vérifié l’isolation de la connexion (non blindée) qui sort du boîtier du transfo de moyenne fréquence 1 à la grille de l’ECF1; je n’ai pas trouvé la valeur de C28 sur le schéma, j’ai donc effectué un essais avec un céramique de 1nF; du côté des tensions sur les différentes résistances voici ce que j’ai mesuré: R16 = -2,56; R2= -2,84 avec une réception faible sur France Bleue comme chaque fois que l’on triture la grille de l’ECH3; R5= - 7,8; R6= -2,14; puis j’ai essayé avec succès sur mon Clarville P44 l’ ECH3 et L’ECF1 .

Cordialement.

Patrick.

C28 = 8 picofarads

Vous êtes loin du compte !

Avez-vous constaté des variations des tensions avec / sans la panne ?

Bonjour,

A tout hasard (voir pascalchour.fr/ressources/ar … #VIII_VIII) :
*“Le fonctionnement est très capricieux. Il semble normal mais, au bout d’un certain temps, la sensibilité tombe brusquement. Le tube moyenne fréquence est généralement un tube à écran.”

C’est généralement l’indice d’un fonctionnement défectueux de la lampe à écran. L’anomalie provient d’une tension écran mal déterminée, soit que sa valeur soit trop voisine de la tension anodique, soit qu’elle soit mal stabilisée.
Il est indispensable que cette tension - égale à peu près la moitié de la tension anodique - soit fixée par un dispositif potentiomètrique (fig. 23). Encore faut-il que le courant emprunté par R1 et R2 dépasse largement le courant écran. L’intensité de ce dernier est généralement de 0.8 à 1.5 milliampères. Il faut que l’ensemble des résistances R1 et R2 dérive une intensité de courant de 4 à 5 milliampères.
S’il n’en était pas ainsi, si par exemple, le courant dérivé était de 2 milliampères seulement, la tension écran serait mal stabilisée. Une variation d’intensité écran entraînerait une variation considérable, de tension.
Dans ces conditions, on peut observer les plus étranges phénomènes : on peut observer - pour peu qu’une résistance soit intercalée dans le circuit de plaque- un courant anodique inverse, on dit que la lampe est le siège d’émissions secondaires… Inutile de préciser que le fonctionnement est alors complètement troublé.
Pour que ces phénomènes se produisent, il suffira que la résistance R2 soit coupée ou que sa valeur soit augmentée dans des proportions notables.
Le voltmètre ne saurait nous renseigner immédiatement. Il faut débrancher R2 et R1 pour qu’il soit possible d’en juger.
Les émissions secondaires peuvent aussi être produites par une lampe défectueuse. *

Autre point : je vois que vous avez un paquet de résistances agglomérées. Je vous suggère de vérifier leurs valeurs. Elles dérivent souvent par excès ce qui peut modifier des valeurs de polarisation et expliquer certaines pannes. Si les valeurs ont changé de plus de 30%, envisagez de les changer.

Cordialement

P. Chour

Bonjour.

Nous soupçonnons rarement les résistances et pourtant…

Je viens de changer la résistance marquée R9 sur le schéma de mon poste Ducretet R4, la résistance d’anode du tube détecteur.
Depuis hier soir tard j’avais parfois des diminutions brutale de volume.
La tension d’anode s’effondrait.
Après avoir soupçonné le condensateur de 2 nanofarads et le C.V. de réaction d’être parfois en court-circuit et de faire un pont diviseur, j’ai mis un mégohmmètre entre la broche d’anode et la masse après avoir enlevé le tube.
Plusieurs mégaohms et valeur de résistance variant sans cesse : donc condensateurs bons mais résistance cassée.
Et pourtant la résistance était de bonne taille et n’avait pas chauffé…

Bonsoir,
Les résistances ont été vérifiées et leur valeur reste largement en dessous des 30% de variation; je me méfie aussi des agglomérées avec leur système d’ attache par anneau qui a souvent tendance à glisser sur le corps de la résistance.

Je n’ai pas pu effectuer les mesures en réception radio normale.

Pour C28, je me suis trompé car j’ai effectué un essai avec un 0,1nF et non un 1nF; cependant, Pierrot, je n’ai toujours pas réussi à trouver sur le schéma de DOCTSF les 8 pF que vous m’indiquez; d’ailleurs je ne dois pas avoir de disponible cette valeur aussi faible; C28 c’est bien celui qui est connecté à la plaque de la partie pentode de l’ECF1?

Cordialement.

Patrick.

*bsr*

Oui, C28 va aussi à une des diodes de la CBL6. :wink:

exact Jean-Claude mais je ne vois pas d’indiqué les 8pF de Pierrot ; ce n’est pas un peu faible?

8 pF semble une valeur correcte.

Sur le Philips BF371U qui a les mêmes lampes, le montage est similaire avec une capa de 10 pF ( C5)

Je ne sais pas où Pierrot a trouvé les 8 pifs… :wink:

Dans la documentation de service du Philips BF381A qui est le clone du RA83A…

10pF est aussi une bonne valeur pour ce petit condo qui alimente la diode de la CAG dite retardée, en fait différée.

O.K. pour les 10pF maxi mais pour l’instant je ne dispose que de celui qui est sur la photo jointe; puis-je monter ce condensateur en série avec son équivalent afin de diviser par 2 sa capacité?