L' aventure spatiale française - 50 ans

Bonjourà tous

1965, la France accède à l'espace - 50 ans d' aventure spatiale sont passés - un petit retour en arrière sur cette époque héroïque !

Les premiers maillons vernonnais de cette réussite. conférence à Vernon vendredi prochain

Le CEV ( Centre d' Etudes Vernonais , à ne pas confondre avec Centre d' Essais en Vol , devenu depuis DGA ) a décidé de fêter dignement le 50e anniversaire du lancement du premier satellite artificiel français, le 26 novembre 1965. Deux conférenciers prendront la parole pour commémorer cette réussite qui propulsait la France au troisième rang des puissances spatiales. Jean-Jacques Serra, docteur en sciences physiques et ancien chef de centre de la DGA à Odeillo (Pyrénées-Orientales), spécialiste des fusées, nous présentera le missile PARCA et la fusée sonde Véronique du LRBA. Les deux programmes démarrent à peu près en même temps à la fin des années 1940 et on retrouve souvent les mêmes acteurs dans leur développement. Avec une poussée de 4 tonnes pour Véronique et de 2 tonnes pour PARCA, leurs moteurs à liquides sont les plus puissants de l'époque en France. Ils suivront une évolution parallèle jusqu'à ce que le PARCA passe à la propulsion à poudre.  

Le programme Véronique subit une interruption après 1954 et le PARCA est abandonné en 1959. Mais Véronique renaît en 1959 à l'occasion de l'Année Géophysique Internationale (AGI). En dix ans, 48 Véronique AGI seront lancées, d'abord pour le compte du Comité de Recherches Spatiales (CRS), puis pour celui du Centre National d’Études Spatiales (CNES). Une version allongée avec un moteur dont la poussée passe à 6 tonnes voit le jour en 1964. Déclinée en deux versions, elle sera tirée à 21 exemplaires jusqu'en 1975. Véronique a ainsi été la première fusée-sonde française et aussi la dernière à emporter une charge scientifique. Elle a permis à toute une génération d'ingénieurs et de chercheurs de se familiariser avec les problèmes liés à l'exploration spatiale. La voie était ouverte.

C’est donc le 26 novembre 1965 que Diamant A n°1 place du premier coup sur orbite la capsule A1 (rebaptisée Astérix par les médias).

Il n’a fallu aux ingénieurs de la Société pour l’Étude et la Réalisation d’Engins Balistiques qu’à peine cinq ans pour réussir l’exploit ! Plusieurs facteurs l’expliquent, à commencer par le retour au pouvoir du général de Gaulle qui, en 1958-59, insuffle au pays une dynamique en faveur du progrès scientifique et technique ; cela permet de créer en 1961 le Centre National d’Études Spatiales.  

Parallèlement, le nouveau pouvoir tient à doter le pays des outils de la puissance, dont le missile balistique. Confié à la SEREB (1959), le développement de celui-ci permet en même temps – et de manière opportune - de réaliser un lanceur de satellite : Diamant A. Toutefois, avant d’être mis au service de la conquête de l’espace, le premier Diamant sert à effectuer notre révolution balistique, comme l’avaient fait les Soviétiques huit ans plus tôt. C'est cette révolution balistique que nous présentera Philippe Varnoteaux, docteur en histoire, spécialiste de l'astronautique française. Son dernier ouvrage, portant sur L'aventure spatiale française de 1945 à la naissance d'Ariane, pourra être dédicacé à l'issue de cette conférence.

  

 

 

Bonjour,

j' y passe assez souvent devant  l'ancien CEV de Brétigny sur Orge dont les équipements furent transférés à l'armée de l'air qui d'ailleurs depuis a fermé cette base.Il y a une vingtaine d'années quand je travaillais du côté de Sainte Geneviève des Bois, j'ai vu quelques fois un Boeing ou un Airbus avec son énorme radôme qui prenait pas très haut son virage juste au dessus de la Francilienne sur laquelle je circulais.

Je crois que le Général de Gaulle ne tenait pas trop à ce que ce soit les améicains qui lancent Astérix; cela a du contribuer à accelérer le développement du lanceur Diamant.

Merci Claude, pour cet intéressant anniversaire.

Patrick.

PAT54 a écrit :

Merci Claude, pour cet intéressant anniversaire.

Patrick.

Bonsoir Pat

Je me sens d' autant concerné que la SEREB a été mon premier employeur au retour du service militaire en avril 1969 ! Clin

https://fr.wikipedia.org/wiki/SEREB

C' était l' époque du plein emploi  Sourire  les temps ont bien changé Triste

Bonsoir,

Personnellement, j'ai eu le plaisir de fournir du matériel de climatisation pour une salle blanche à la SEP à Vernon, salle dans laquelle étaient montés des moteurs de fusée.

Bonjour, Denis 

Nous aurions pu nous rencontrer dans ces années j'ai installé à Vernon l'un de mes Microdensitomètre a haute vitesse

Guy

Et dire qu'  étant si près , je n' ai jamais eu l' ocacsion de visiter le site de la SEP , devenu depuis Snecma je crois .

Par contre j' ai pu visiter el site d' intégration " Ariane V " aux Mureaux il y a qqs anées lors  d' une journée portes ouvertes à l' occasion des journées de la science .

Quand j' ai quitté la SNIAS en 1975 , le premier bâtiment d' intégration " Ariane IV " était en construction en bords de Seine

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Bonjour,

avant-hier en taillant mes laurirers, je discutais avec un voisin, un ancien de la Snecma de Corbeil Essonne; pas très loin il devait y avoir l'usine qui produisait les fameux Solistor .Ce voisin a fini sa carrière sur le dévoloppement du moteur du Rafale que l'on vend si bien actuellement ce qui dans un sens n'est pas très rassurant.

Cordialement.

Patrick.

Bonjour,

Moi aussi j'ai visité ce bâtiment d'intégration du lanceur arianr en bord de Seine, il faut dire que je travaillais 500 mètres plus loin sur la base de l'ALAT qui a fermé en 1999. Je me souviens entre autre de l'ascenceur dont le plafond est décoré avec la carte du ciel. Le bâtiment ne paraît pas haut de l'extérieur mais il faut dire qu'il est creusé de plus de 20 mètres dans le sol. Ils ne pouvaient pas construire un édifice très haut car ils devaient respecter le cône de l'aérodrome. Mais creuser de 20 mètres dans le sol quand on est à 50 mètres de la Seine a engendré à l'époque pas mal de problèmes qu'ils ont résolu en faisant des injections massives de béton.

LA FRANCE ET L´ESPACE: 50 ANS DE CONQUETES : DE VERONIQUE A ARIANE

en " replay " sur RMC decouverte  canal 24

Disponible jusqu'au mercredi 2 décembre 23H00

Le 26 novembre 1965, la France entre officiellement dans la conquête spatiale en tant que 3e Puissance Mondiale. Le satellite français, Asterix 1, est placé en orbite basse par une fusée française, Diamant A ! De la réussite de la France, pionnière en Europe, et Nation actuellement la plus impliquée dans l'Europe spatiale, a résulté le programme Ariane, référence commerciale aujourd'hui en terme d'accès à l'Espace. A l'occasion de ce 50e anniversaire, les acteurs et les témoins de cette épopée reviennent sur cette incroyable aventure humaine, faite d'espoirs et d'émotions, de défis techniques et scientifiques, et d'innombrables difficultés indispensables à l'époque pour que la France obtienne son indépendance spatiale. La France était jusqu' alors prise en étau entre l'URSS et les USA. Des premiers lancements effectués, au milieu des cailloux et des sables du Sud algérien, aux nombreux décollages à succès de Guyane, de Véronique à Ariane, l'épopée spatiale française commence maintenant !

http://rmcdecouverte.bfmtv.com/mediaplayer-replay/?id=12257&title=LA%20FRANCE%20ET%20L%C2%B4ESPACE%3A%2050%20ANS%20DE%20CONQUETES