Moi pas comprendre ! le morse

14 mois (sur 16) dans les trans FFA, opérateur graphie/phonie sur C9 ampli et TRVM1, diplômé 251 trans avec 18/20, et il est vrai que je manipulais à 1200, il est vrai aussi que mon « écriture » était reconnaissable par les gars de l’EM de Fribourg.
C’était une sacrée foutue bonne époque, je regrette que l’on ait supprimé le SM, s’il avait perduré on ne verrait sans doute pas le bordel actuel.
J’ai essayé de vérifier si je pouvais encore manipuler, déconfiture j’ai même oublié des lettres !
Ce n’est pas une bonne idée de vieillir, lol

Bonjour
Les télégraphistes se sont presque toujours reconnus a leur façon de transmettre mais ça date de bien avant les deux dernières guerres : déjà l’époque des premiers télégraphes

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Avec le manip électronique, bien des défauts sont gommés, et seuls les grosses particularités sont reconnaissables.
De nombreux soi-disant « rapides » utilisent un clavier d’ordinateur et un logiciel ad’hoc, qui se charge également du décodage en réception.
Pas très difficile à démasquer!.. :wink:

Bonjour,
Réponse à F6CER.
Dans de très anciens livres, j’ai lu ça, concernant les premiers radioamateurs.
Pendant la deuxième guerre mondiale, ça permettait, aussi, aux opératrices, à Londres, de vérifier si le radio résistant n’avait pas été démasqué et remplacé par un opérateur allemand (intrusion) dont la manipulation était différente.
DG

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C’était un peu plus sophistiqué.
Des astuces convenues à l’avance permettaient à un opérateur manipulant sous contrainte Allemande, de l’indiquer à son correspondant par des « erreurs » volontaires.

En effet, c’était une méthode pour indiqué qu’il n’était plus libre.
DG

Des clés de sécurité erronées étaient envoyées, et l’opérateur indiquait ainsi qu’il était grillé.

Les réseaux militaires, dans ma jeunesse, utilisaient un système d’identification primaire nommé TEFFICA.
Lors de la prise de contact, le correspondant demandait int ZND suivi de l’heure et de la minute en cours. (Le code Q était utilisé, et le code Z l’était également.)
En recevant INT ZND 1030, par exemple, il fallait envoyer en retour 2 lettres situées au croisement d’un tableau ou les heures étaient en horizontal, et les minutes en vertical.
En cas d’erreur, l’on recevait un ZND2, indiquant que la clé envoyée était erronée, suivi d’une seconde demande, INT ZND1032, par exemple.
A la deuxième erreur, l’on était considéré comme intrus sur le réseau.
Fort heureusement, je n’ai jamais fait deux erreurs consécutive, sans quoi la hiérarchie m’aurait tiré les oreilles!..

Les deux stations devaient avoir les mêmes tableaux, qui changeaient chaque jour.
(1 tableau différent pour chaque jour du mois)

Souvenirs, souvenirs…

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Quelle chance j’ai eu d’échapper à tout ça, lol
A moins que ce ne soit sorti de ma mémoire… va savoir ?
Cela dit, merci de me rappeler que l’on utilisait préférentiellement le code Z dans les années 60, je l’avais totalement zappé !

Pour info: Code Z

Fort probable!
Jamais rencontré un réseau militaire sans procédure d’identification.

Il était beaucoup plus confortable et intéressant de faire de la télégraphie sur un siège, au chaud, pendant un an, (même les camions radio étaient chauffés), que de cavaler dans la neige, la gadoue et le froid, afin que les bleus dégomment les rouges avec des balles à blanc, et des grenades au plâtre…!

Pour sûr ! J’étais chef de station à bord d’un Unimog cabiné en dur équipé ANGR C18, C9 ampli ou TRVM1 comme dans les AMX, c’était douillet là dedans pendant les manœuvres Stetten ou Munsingen. Que de bons souvenirs et qu’est-ce qu’on a pu rigoler !!!

Pour autant que je me rappelle, la station du régiment (10 ème régiment du génie) était équipée d’un TRVM10B.

J’aimais mieux les shelters des SCR399, sur des Berliets, que les étroites stations radio des unimogs, avec leur groupe électrogène Briban qu’il fallait éloigner le plus possible pour avoir un calme relatif, lors des stationnements radio prolongés.
Sur les Berliets, c’était beaucoup plus spacieux, et le groupe électrogène Amman, en remorque, était prévu pour alimenter le matériel radio, ainsi que les radiateurs électriques du shelter.
Hormis le bruit du groupe, c’était le grand confort.

Avec sa boite d’accord, et son sélecteur de fréquence à boutons crantés.
Fut remplacé ensuite par des TRVM134 plus modernes, entièrement transistorisés, moins lourds, et plus confortables d’emploi.

Le grand luxe : les deux véhicules chauffés : le camion radio et l’ambulance interessant lors des manœuvres hivernales à Suippes

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Avec la misérable aumône que l’on percevait en fin de mois, même en comptant les cigarettes et les deux boites de cirage, mieux valait chercher une bonne recette pour adoucir la peine! :wink:

L’alphabet morse je ne l’ai pas oublié par contre il y a des ponctuations qui se sont échappées de ma mémoire !

Moi je tirais en remorque mon 399
c’était le bon temps tout simplement parce que j’avais 20 an :wink:

C’est ce principe d’identification qui était utilisé au début du télébanking, il y a une quinzaine d’années, une carte avec des cases numérotées avec des lettres horizontalenent et des chiffres verticalement contenant un code composé de chiffres et de lettres qu’il fallait renvoyer en quittance sur demande du serveur, lors de la connexion.

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Ce genre de carte avec lettres et chiffres est toujours utilisée. Par le CIC par exemple.

D’autres systèmes utilisent le numéro de page d’un livre connu seulement des parties concernées.
On envoie le n° de page, et l’on doit recevoir en retour le premier ou le N’iéme mot de la page, N étant convenu à l’avance.

Avec un code a deux chiffres, on envoie le n° de page, et le n° du mot dans la page.