Quel multimètre choisir?

Exactement !
On ne peut pas répéter régulièrement sur le site (et sur d’autres, celui de Radioman33 par exemple) que les postes à lampes peuvent être dangereux, et conseiller à quelqu’un d’utiliser un 830 sur le secteur. C’est à réserver aux usages décrits par Slouptoouut. Que ce truc soit vendu et utilisé par des « pros » n’engage qu’eux, et bien sûr ce n’est pas mortel à chaque fois, loin de là, et heureusement. Mais une fois suffit. Maintenant, chacun fait ce qu’il veut en connaissance de cause. Ce qui est le cas maintenant que l’on a bien averti des risques liés à l’usage de cette « bouse ». Même si les mesures sont honorables pour le prix, mais sans oublier que l’impédance de mesure est 1Mohms quand le standard est 10Mohms, ce qui est encore un peu faible pour les lampes.
En domestique, le courant de court-circuit peut atteindre facilement plusieurs milliers d’ampères, même sur une prise 16A derrière un disjoncteur 20A. Beaucoup semblent l’ignorer malheureusement.

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Je ne veux pas me lancer dans le débat de la sécurité du DT830 mais j’en ai eu deux et même en dépannage auto (12 a 30v) ils donnent des valeurs vraiment fantaisistes par rapport a un multimètre un peu « mieux ». Je fais 10 fois plus confiance a mon Metrix 453 qu’a ce machin là. Pour s’inspirer d’une chanson de Sardou « Ils ont l’impédance mais c’est tout ».

Bien sûr je ne ferais pas d’une expérience personnelle un cas général mais c’est mon retour quant a ce modèle.

Une fois de plus, chacun fait part de son expérience personnelle comme si elle était la seule. C’est incroyable ! Et en fonction de ça, on lit les messages des autres ( qui sont probablement des ignares, voir des imbéciles, puisqu’ils ne ^pensent pas comme nous ! ) et en plus, on lit les messages " en diagonale ", sans vraiment lire précisément ce qui y est dit. Alors, je vais préciser :
Je n’ai jamais dit qu’il fallait conseiller le DT 830 à des professionnels, qui ont besoin d’appareils de qualité minimum, ayant pour but d’effectuer des mesures précises, et qui , cela va de soi, doivent répondre à des normes ( discutables ou pas !)
Ce que j’ai dit, c’est qu’on doit choisir un appareil en fonction de son utilisation, comme premier critère.
Par contre, encore une fois, dire que l’appareil en question ne correspond à aucune norme de sécurité , prouve que vous parlez d’un appareil que vous ne connaissez guère. En effet, il se trouve que j’ai fait carrière comme fournisseur de l’Education Nationale, pendant plus de trente ans, et que nous étions, à l’époque le N°3 en france dans ce domaine. Je ne dis pas ça en bombant le torse, mais pour souligner que nous avions un certain poids dans ce domaine.
La plupart du temps, ces fournitures faisaient l’objet de marchés conclus avec les entreprises.Il fallait passer par une commission technique qui validait ( ou non ! ) les appareils proposés : génés, scopes, alim…et materiel de mesure. Il faut savoir aussi que, dans les lycées généraux ( pas toujours techniques !) et les collèges, il est strictement interdit de travailler sur le secteur, ce qui vous laisse à penser que vos mesures sur le 230 ou 400 V, il vaut mieux oublier !! On ne dépasse que rarement le 24 volts, et encore…Souvent, on travaille avec des alim 6-12 Volts, et les intensités sont la plupart du temps inférieures à 2 ou 300 mA !! Pas de quoi fouetter un chat !!
Avant qu’un DT380 explose avec ça, il va vous falloir vous lever de bonne heure ! :grinning:
Et encore, le DT380 posséde des échelles qui ne servent jamais, dans les manips dont je parle. Par ailleurs, il faut savoir que les procédures d’approvisionnement des établissements d’enseignement ( marchés publics ) n’ont rien à voir à celles qui sont en vigueur dans les sociétés privées. Vous l’avez dit vous-mêmes ! Pour vos techniciens ( qui ne doivent pas travailler qu’avec des piles de 4.5v !!) vous recherchez : qualité-sécurité-fiabilité-robustesse etc…Mais vous en payez le prix, naturellement.
Dans l’enseignement, c’est d’abord le prix, et ensuite que ça colle avec l’utilisation qu’ils en font.
Mais quand on, connait bien ce marché, il ne faut pas considérer que tout appareil qui vaudrait moins de 10 ou 15 euros est une merde infâme comme vous le prétendez.Parce que ça n’est pas vrai.
De plus, les responsables de labo d’enseignement font souvent des sessions techniques, ils se connaissent bien.Et je vous assure que, quand un produit n’est pas bon, ça se répand comme une trainée de poudre partout en France, et vous ne le vendrez pas.
C’est la raison pour laquelle, chez nous, un appareil mis à notre catalogue ( et c’était la même chose chez nos concurrents !) devait d’abord être agréé par nos services techniques.Le prix, ça n’était pas de leur ressort, mais du service commercial.
Pour conclure, je réitére que, dans ce domaine, l’acheteur doit choisir un appareil qui convient à ses besoins, pour un prix le ^plus bas possible.C’est vrai d’une pièce à 8 euros comme d’un appareil à 1.000 euros.Je n’invente rien, c’est le fruit de plus de trente ans d’expèrience dans ce domaine du matériel de mesure.

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Le plus simple … malheureusement n’est plus commercialisé …

fabriqué aux U.S.A

Bonjour Vlad.

Il faut se méfier du loup qui dort, le danger est souvent assoupi.

Une faible tension, comme celle que l’on trouve sur une voiture, soit une quinzaine de volt, semble sans danger et ne fait pas peur,
Pourtant avec la batterie au plomb pouvant fournir un courant considérable, il y a un grave danger.

Le moindre court circuit va pulvériser le cordon de mesure, un court circuit par une clef qui tombe au mauvais endroit, et c’est la batterie qui peut s’ouvrir en deux en projetant de l’électrolyte partout.
L’acide sulfurique cela mord dur

Des piles, du 12 volts sur une alim classe 2, ou une alim de labo, l’on ne risque pas grand chose : l’on peux y mettre les doigts ou faire un court circuit sans trop de soucis.

Dès que l’on va bricoler avec des batteries rechargeables, une batterie de voiture, il faut limiter le courant avec un fusible mis au plus prés de la borne de la batterie.

Une batterie cela ne fait pas un bruit, cela semble totalement inerte, mais c’est pourtant une énergie considérable stockée qui ne demande qu’a se libérer instantanément, c’est à considérer comme un explosif, qu’il faut traiter avec respect et qu’il ne faut pas chatouiller n’importe comment.

Je ne parle que des batteries simples et de faible tension.
Si l’on travaille sur de grosse batteries (plus de 500 kg) comme pour les gros onduleurs, les voitures électrique, les alimentation secourues, cela est un métier spécifique qui ne tolère pas la moindre erreur.

Pour revenir aux multimètres.
Pour les usages avec des batteries au plomb, Il ne faut pas un multimètre de course de laboratoire coutant $$$$$$ mais un multimètre simple respectant toutes les normes de sécurité et certifié par un organisme de contrôle crédible , sans oublier des accessoires comme les cordons, pointes de touches et grip fils

C’est bien ce que je me « tue » à répéter :
Ces multimètres genre DT230 sont à éviter pour les mesures secteur ou sur des hautes tensions et ne sont pas du tout adaptés au dépannage des postes de TSF!!!
Le dernier qui me restait (un gris) il s’est autosuicidé car j’ai voulu mesurer mon alim haute tension et arrivé à 350v (calibre 700v) l’afficheur s’est éteint et odeur de cramé => amorcage au niveau du commutateur!
bref il est parti à la poubelle…

De toute façon la règle générale est que si on ne connait pas les bases de la sécurité électrique, on apprend où on s’abstient.

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Bonjour
très bon choix que ce petit multimètre. J’en ai trois et je m’en sers au quotidien. Il s’éteint tout seul au bout d’un moment … mais te prévient 1 minute avant par un bip. Très utile dans toutes ses fonctions, y compris ohmsmètre qui fait sonnette (très pratique quand on a besoin des yeux pour guider les pointes de touches) et capacimètrte pour vérifier (hors tension) l’état approximatif d’un condo … même de forte valeur. ce qui ne gâte rien il est rétroéclairé (avec temporisation) Assez précis quand même et d’un très bon rapport qualité prix. et le MUST absolu : il n’utilise pas de pile 6F22 hors de prix et jamais en stock dans les tiroirs quand on en a besoin mais de très ordinaires piles bâton AAA bien plus abordables et répandues (au pire on les pique dans la télécommande de la TV au risque de se faire priver de dessert par Madame).

Oui et non,

Apprendre, oui c’est indispensable.
Sauf que la maniere d’apprendre peut prendre des formes très différentes.

-Une formation structurée dans un cadre scolaire avec les apprentissages dans le bon ordre.
La théorie de l’électricité avant les procédures de sécurité et puis la pratique en réel.
C’est long, pour beaucoup c’est barbant, par contre c’est complet et cela permets de mieux évoluer ensuite car l’on a des bases théoriques solides

-Une formation sur le tas, comme l’apprentissage en apprenant les choses au fur et a mesure qu’on les rencontre avec beaucoup de croyance et de mythes, car la théorie n’est pas là.

-L’on se lance et l’on verra bien, l’on casse beaucoup au début et puis l’on arrive mieux ensuite.
C’est efficace, mais avec un taux de déchet du à quelques accidents d’aprentissage.
Apprendre a marcher, c’est perdre l’habitude de tomber.

L’apprentissage de la sécurité électrique obligatoire pour les travailleurs est trop souvent perçu comme une contrainte, alors que cela est destiné a pouvoir vieillir serein.

Le monde n’est pas binaire avec ceux qui savent tout d’un coté et de l’autre des ignorants.
La sécurité c’est avant tout connaitre parfaitement et identifier les risques, cela permets de se protéger en comprenant le pourquoi des choses.

Un bon montagnard est un vieux montagnard, ce n’est pas forcement celui qui est allé le plus haut mais celui qui est toujours redescendu et qui accepte de renoncer de temps en temps.

Souvent la formation à la sécurité se résume à une énumération de règles obligatoires et de règlementations. Trop de croyances fausses, et des protections mises en place pour rassurer mais inefficaces.

Pour monter en hauteur, il ne suffit pas de mettre un baudrier et d’accrocher sa longe n’importe ou.
Il faut que le point d’ancrage résiste au choc d’une chute sinon tout le reste ne sert à rien (à part être rassuré, ce qui est important psychologiquement).

Pour le sécurité électrique, c’est pareil, le diable se cache dans les détails.

Une pointe de touche fissurée, un cordon brulé par le fer à souder, ben c’est pas un bout de scotch pour réparer mais poubelle car nos vies vaillent plus que celà.

Le AN8002 est en effet un multimètre honorable. La preuve qu’il ne faut pas mettre beaucoup plus cher pour avoir un truc digne de ce nom. Ne satisfait peut-être pas à tous les tests de sécurité, mais reste acceptable. J’en ai acheté un, il doit toujours être dans une caisse. Je préfère maintenant les Brymen BM233/235 (fournis avec des câbles de qualité), vraiment agréables à utiliser, avec un petit détail pratique : mémorise la fonction utilisée. Donc, quand on revient sur une position du commutateur qui a plusieurs réglages possibles, ce n’est pas nécessaire de se battre avec la touche de sélection. Particulièrement utile pour le test de continuité. Quand on revient sur un autre multimètre, on comprend l’intérêt. J’ai aussi acheté un UT139C, je ne l’aime pas du tout. Le BM233 bip aussi si un cordon est en position A alors que le commutateur est en V, réduit le risque d’erreur. Existe sur d’autres multimètres, devrait exister systématiquement.
Gossen a un système mécanique encore mieux, mais ces multimètres sont chers et pas justifiés pour un amateur.
J’ai voulu tester un UT125C, avec câbles fixes. Mais l’existence d’une position mA me laisse perplexe quant à sa tenue en cas d’erreur, mais il y a un vrai fusible HPC dedans. Jamais essayé volontairement de le mettre en mA tout en étant sur 230V… Je pense donc que le risque est surtout de claquer assez vite le fusible si on tourne le commutateur en cours de mesure. Reste donc sur un établi pour des mesures simples.
Pour réduire encore les risques d’erreur avec ce fameux calibre A, on peut aussi faire le choix de prendre un multimètre ne faisant que la mesure en tension, et de réserver les mesures d’intensité à une pince. Pour toute mesure avec un peu de courant associée à du 230V, il vaut mieux utiliser une pince, et réserver la fonction A du multimètre aux faibles courants et tensions.
La pince Brymen BM079 est très polyvalente. Et l’UT210E est intéressante pour sa mesure de faibles courants, sa compacité et son prix. Avec ces deux pinces, on peut presque se passer de multimètre, même si l’ergonomie d’un multimètre est plus agréable au quotidien.
Enfin, des câbles de qualité sont souples, avec isolant en silicone et assez longs. Forcément plus chers. Et pas fournis avec les premiers prix.

J’ai un Aneng A830L qui m’a joué un tour. La pile était faible (vers 7V) avec lecture de tensions trop élevées qui m’a donné un frisson lors du contrôle de l’alimentation d’un oscilloscope. Contrôler la précision avant utilisation sur une source de tension connue est de la bonne pratique. Sur ce modèle le buzzer de continuité et très pratique.
Simon