Sauvetage d'un poste à transistors Jamistor

restauration

#1

J’ai retrouvé ce petit poste sans cadran, qui n’était d’ailleurs pas encore référencé.
A noter que Jamistor n’est pas une vraie marque, mais une gamme de récepteurs vendus par J.S. Radio à Paris.

Voici donc la restauration du boitier.
Bizarrement ce poste n’avait pas de fond de cadran.
J’ai donc opté pour cannibaliser un Nordmende Mambo 2 qui avait le malheur de passer par là, et qui n’était pas en bon état. La taille du cadran correspondait grosso modo, comme c’est souvent le cas sur les radios de cette époque.

Ouverture du cadran-molette, avec précaution.
Pour cela faire levier avec plusieurs petits tournevis, sans casser la molette ni rayer l’enjoliveur métallique qui est dessous.

Ensuite enlever l’aiguille, en tirant simplement avec une petite pince.
Ne pas oublier de mettre le CV en butée, pour pouvoir positionner convenablement l’aiguille lors de son placement.


Transplantation du cadran

Nettoyage à l’ammoniac pour enlever les traces de colle et autres saletés

Deux points de colle pour faire tenir le cadran

Et on replace aiguille et cadran-molette

Le résultat n’est pas trop mal, même si il y a en petit la mention “Mambo 2” sur le cadran…

Heureusement, la colle n’est pas sèche, car j’ai l’idée de faire ce que j’aurais du faire dès le début ! Voir dans mon stock de décors. Et là, j’y trouve un cadran bien plus proche de ce modèle de radio !

Je place donc l’autre cadran, qui semble mieux convenir :

Petit coup d’ammoniac sur la pointe dorée, et le voilà tout beau !
Reste à restaurer la couture de la poignée, un élément doré du cadre qui est oxydé, et si possible les touches du clavier dont les inscriptions sont effacée. Si l’un d’entre vous a des astuces…


De même, la signature en plastique est peu lisible. A l’origine le lettrage était doré en surface. Si vous avez des conseils… A part le pinceau et la peinture, je ne vois pas.
Peut-être appliquer la peinture par tamponnage ?

Nettoyage du skaï à l’ammoniac avec une brosse à dents : radical et sans risque.
Le résultat et nickel ! Sur la première photo, certaines zones avant-après…

Sur cette 2e photo, une face complètement nettoyée

Et voilà un beau petit poste des années 60 !

Dernière étape indispensable : référencer ce modèle dans le Grand Livre de la TSF…
Ce que je viens de faire…


#2

Bonsoir a tous et encore meilleurs voeux
Beau travail ,peut on avoir une photo de l’intérieur svp ?Ca aiguillera peut étre pour trouver le fabriquant

Cordialement
Luc


#3

tres beau boulot, bravo,j ai toujours des enjoliveurs de cadran si ça peut depanner quelqu un, un jour


#4

Avec plaisir, voici.
J’admire cette technologie du début des transistors.
On voit une diode, des transistors soudés et tête en bas, et des transistors sur supports…


#5

Bonsoir,

Très joli ce poste à transistors “chapeau” :slight_smile:

Pour le nettoyage des surfaces plastiques, je vous recommande un produit vraiment basique, pas cher et super efficace:

Un flacon de CIF + une brosse à dents, et ça fait partir toutes les saletés + les traces noires avec un peu d’huile de coude :slight_smile:

Je trouve amusant l’utilisation déjà bien moderne d’un circuit (plus ou moins imprimé) en Bakélite sur votre poste.

Sur les tous premiers modèles que j’ai pu remettre en service, il était souvent utilisé des châssis en tôle comme sur de classiques récepteurs à lampes avec les transistors logés dans des sortes de passe-fil au-travers de trous disposés sur le châssis.

Bonne continuation dans vos restaurations

Cordialement
Florian.L


#6

Bonsoir à tous,

Bien que je ne collectionne que du pocket, ce sont ces modèles avec une caisse en bois que je préfère dans cette taille. Jean-Michel, la partie B.F semble constituée de 2 transformateurs Audax, est-ce que tu pourrais nous communiquer la référence ainsi que les transistors utilisés en puissance.
Merci.
JP
.


#7

Du classique du début des années 1960 :slightly_smiling_face:

  • un bloc d’ accord " Oréor " et cadre PO - GO ,
  • des petits transfos MF 455 KHz ,
  • un étage BF avec préampli OC71 et sortie PP à trs OC72 ou OC74
  • un HP " Véga " en 2.5 Ohms

:wink:


#8

Merci Claude :wink: Pour les transistors, je me doutais bien mais les références des transformateurs driver et sortie utilisés pour ce poste m’intéressent aussi.


#9

Pour l’instant voici ce que je peux lire sans démontage :
Transistors tête en bas (d’ailleurs, pourquoi ? car il y a largement de la place en hauteur !) :
66, 66, 66, 115
Transistors enfichés : aucun marquage visible. Point rouge.
Transfos Audax : Type 28-32 TRS4, et Type 28-32 TRS 9.

Je suis très content de l’avoir restauré, cette technologie est passionnante.
Reste à le brancher, dès que je trouve des piles…


#10

Sur mon poste " Teral " , " Terry 5 " à seulement 5 transistors sans ampli de sortie PP , acheté en kit en 1960/61, donc pas bien puissant , j’ avais fait un peu plus tard et pouvoir l’ entendre dans ma " dauphine " une plaquette BF de remplacement avec 3 trs au lieu de 2 , dont un étage PP de sortie avec 2 x OC 74 et deux transfos - driver et sortie - OREGA qui fournissait le schéma dans son manuel d’ application .


#11

Belle restauration Jean Michel !

A +.


#12

Merci Jean-Michel et Claude pour les détails.
JP


#13

Beau travail de restauration, Jean-Michel . Comme quoi, cela sert d’avoir un stock d’épaves à cannibaliser… Une petite rareté de plus au GL
:rabbit:


#14

Et en plus, je viens de le tester : un coup de KF et il fonctionne à merveille !!!
Plus qu’à essayer de recoller le skaï de la poignée. Vraiment pas top !


#15

bonsoir,

nous avons là un modéle de transistor comme j’aime bien
j’ai du wisseaux du sonolor ect dans le même style mais plus précisément avec soit des modules séparés bf fi hf et bien souvent comme dit plus haut en chassis en tole étamée sur lequel viennent se souder les composants

ce Jamistor avec le mitigé circuit imprimé est assés rare et pas abimé

les transistors en forme de champignon noir 66 -115 sont des anciens boitiers ce sont des germanium sensible à la température à l’époque par crainte de surchauffer le boitier du transistor avec la panne du fer on positionnait le corps en bas donc les pattes en haut

ou comme vu sur les oc71 prés du transfo driver on employait des supports
avec des contacts qui recevaient les pin bce du transistor donc pas de soudure des pin

pour nettoyer le coffret j’utilise du champoing pure pour carrosserie voiture et sur les taches rebelles du produit pour nettoyer les plaques vitrocéramique

encore un de réssusciter
notre Pére fait des miracles


#16

Dans le même esprit, j’ai récupéré quelques Optalix en mauvais état pour en faire un ou deux présentables.
Je rejoins Tournesol sur la rareté de cette forme de montage. Ces coffrets gainés avaient plus d’allure que les tout plastique qui ont suivi.


#17

Bonjour Jean-Michel,
Quel look, ce petit poste! Vraiment typique de son époque.
La restauration est parfaite. Je note les astuces. :+1:


#18

Quand le revêtement est très sale le CIF va très bien en effet.
Ou toute autre crème à récurer.
Mais d’une part, attention à ne pas prendre une version avec javel.
D’autre part il faut rincer.
Avec l’ammoniaque pas besoin. Juste un coup de papier absorbant ou de chiffon…

Comme d’hab, c’est selon les cas, et on a plusieurs cordes à notre arc…


#19

Bonsoir,

Dans le même type de conception, le Creor (Fiche 42264 du grand livre) a son ampli monté à part à droite .
Le mien est de couleur marron. Jean-Michel, je referai une meilleure photo.

.


JP


#20

Bonjour monsieur Bourque et tout le monde,
C’est une petite restauration sympathique que voilà
Mais moi j’ai aussi flashé sur le Mambo 2 qui fait partie des transistors que j’aimerai vraiment posséder donc si éventuellement il était disponible cela pourrait m’intéresser !!
Merci d’avance
Louis