Une vidéo pour rajeunir

Un bel après-midi d’été ensoleillé, un bateau émetteur pirate, une belle collection de postes à transistors anglais, et un classique de la chanson des sixties, rien de tel pour se sentir rajeunir de 50 ans (au moins). :star_struck:

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Bonjour,

C’est une vidéo tirée du film assez déjanté “Good morning England”.Le poste Philips ,je l’ai et il a la particularité d’avoir son antenne FM repliée par le côté dans le bas du boitier.

Merci Yves pour ce rajeunissement de fin d’été.

Patrick.

Bonjour Patrick !
Aussi insomniaque que moi je vois :blush:
Je l’ai aussi ce Philips. Malheureusement je l’ai laissé dans la voiture en plein soleil, et il a fondu en partie. Qu’est-ce que j’ai pu râler (contre moi-même) :sunglasses:

Bon c’est l’heure d’aller au pieu. Bonne nuit.

avec aussi les easybeats et “Friday on my mind”…

Bien sûr, les zizibits, et tout plein d’autres, The Turtles avec Happy Together, Mammas and papas, avec Monday monday, Herman’s hermits avec no milk today… etc, etc…

Quelle époque, tout de même ! Qu’est-ce que c’était bien ! :smiling_face_with_three_hearts: Si j’avais une année à revivre, ce serait 1966.

Pour le film bien sûr, il s’agit de « Good Morning England », effectivement totalement déjanté, mais qu’est-ce que c’est bon.

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Quelles belles années cela devait être…

oui, mais ce sont ces années qui ont accouché de mai 68 ! ça devait pas être bien pour tout le monde en fait… :thinking:

Y’a qu’à voir qui a fait mai 1968.

En 1968, les jeunes du baby boom arrivaient à l’âge pré-adulte (la majorité était à 21 ans). La proportion de jeunes dans la population était énorme (1/3)

Des étudiants de la mouvance anarcho-extrème gauche parisiens, qui voulaient avoir accès aux dortoirs des filles. Mais pas seulement, car tout aurait commencé avec l’arrestation d’une poignée de jeunes lors d’une manifestation contre la guerre du Viet Nam (dans laquelle la France n’était même pas impliquée). Puis dans la foulée, occupation des universités et tout ce qui a suivi. Que voulaient ces jeunes ? Jouir de la vie sans entrave, liberté sexuelle, et accessoirement faire la révolution maoïste, abattre le capitalisme, le consumérisme, l’impérialisme américain, et surtout l’autorité. Leur mot d’ordre était « il est interdit d’interdire ». Tout est dit.

Puis les syndicats de travailleurs ont profité de l’aubaine pour récupérer ce mouvement estudiantin en paralysant totalement l’économie du pays. Ils ont fini par obtenir une augmentation significative du SMIC, absorbée un an plus tard par une dévaluation du franc. Après mai 68, tout a commencé lentement à se déglinguer pour en arriver jusqu’à la situation d’aujourd’hui à laquelle on ne voit pas d’issue.

Sinon, 1968 a été l’apogée des 30 glorieuses, une prospérité jamais connue auparavant, une croissance annuelle de 5%, le plein emploi généralisé (un volant de 500 000 chômeurs de courte durée). La décolonisation était terminée, l’Algérie avait été rendue aux Algériens. Bref tout allait pour le mieux dans le meilleur des mondes.

Mais les étudiants parisiens s’ennuyaient, tout était trop parfait, trop réglé, trop rigide, trop uniforme, ils s’étouffaient. Et puis il y avait l’idéologie dominante chez les étudiants parisiens et les modèles : Mao qui n’était pas prisé seulement pour ses cols, aussi pour son petit livre rouge, Che Guevarra, Castro, etc… des modèles pour la jeunesse estudiantine.

Moi j’étais à l’armée en Allemagne en mai 1968, loin de toutes ces préoccupations anarcho-gauchistes, auxquelles j’étais parfaitement étranger. Avec mes camarades de régiment, nous nous prélassions à la piscine municipale ou au golf miniature, et dans les discothèques, ou au cinéma du quartier, car mon régiment était en manœuvres à Sissone en France, et à la caserne, pour la poignée de soldats restés sur place, nous tournions à effectifs réduits.
Traduisez : il n’y avait plus personne à la caserne, et donc on n’avait rien à foutre.

Mais nous écoutions la radio bien sûr. RTL et EUROPE 1 sur les Grandes Ondes (nous ne recevions aucune station française en FM, trop loin de la frontière). J’avais mon Sonolor Gouverneur, qui m’a été fort utile, pour tuer le temps, et pour être informé de la situation en métropole. Malgré une France totalement paralysée, je continuais de recevoir régulièrement du courrier de la maison et surtout de ma petite amie, grâce à la poste militaire qui fonctionnait parfaitement.

A la même époque, commençait le mouvement hippy. Tout autre chose. :smiling_face_with_three_hearts:

(sources Wikipédia).

Bonsoir. Je vivais également à l’heure allemande en Mai 1968.Landau,puis Zweibrücken
au 51°BT. Le courrier se faisait rare,les permission aussi! mais tout le monde était très gentil avec nous, bizarre! L’adjudant de compagnie nous aurait (presque)monté le petit déjeuné à la piaule!! Le plus amusant de l’histoire,est que j’avais un bon copain,devenu par la suite,pilote d’Unimog-radio à la CCAS du 7°RI de Landau,et ce copain Breton de Lanester (56) s’appelait(et j’espère s’appelle toujours): Claude Boulet !!Ce n’est pas le nôtre,mais, il me faut avouer que je me suis posé des question au début!!

Une autre ptite chanson de l’époque, reprise en français par Joe Dassin.

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Bonsoir tous et pour Yves et Guy:
Arrivé début juillet 68 à Reutlingen j’ai pris le train pour Zweibrücken après les classe pour y faire le stage 162 en septembre et octobre et comme ça marchait bien j’ai embrayé sur le 262 mais stoppé au bout de deux ou trois semaines pour me retrouvé à Trèves ( à l’hosto pour un mois … )
J’ai gardé un très bon souvenir de Zweibrücken.

M’sieur Eddy (Mitchell) en avait fait également une jolie version !

Je n’avais que 10 ans en 1968 mais j’étais déjà « scotché » à la Radio ( avec un grand R ) :wink:
Etait-ce vraiment mieux avant ou sommes-nous devenus des vieux c…s nostalgiques d’une époque révolue des PO/GO ?

De la même époque « Pas de lait aujourd’hui » ( allez donc sortir une chanson française avec ce titre :wink: ) :

J’ai encore dans l’oreille sur mes postes PO/GO “Friday on my mind”
Aujourd’hui je suis plutôt “franco-franchouillard” en matière de chanson car j’aime les beaux textes ( et que j’aime bien comprendre les paroles ! ) mais le son anglais des années 60/70 c’était quelque chose … qui ne reviendra plus :frowning


La fille de notre médecin de famille ( quand ce terme avait encore un sens ! ) m’avait offert à l’époque un 33 tours de Manfred Mann :

Je me souviens particulièrement de “Ha! Ha! Said the Clown” . C’est étrange la mémoire auditive !

Celle-ci, on ne peut pas la passer sous silence non plus:

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Super tous ces groupes anglais et toutes ces chansons anglaises des sixties. C’était le “Mersey Sound”, ou “Liverpool Sound” (sauf Simon et Garfunkel, bien américains).

En revanche, Marie Jeanne, je détestais cette chanson. Triste et anxiogène

Un salut particulier à Claude (Denis) qui a fait ses classes à Reutlingen, où j’officiais en tant que secrétaire de l’infirmerie, mais aussi, le cas échéant, pilote d’ambulance (404 break), et à l’occasion de VTT sanitaire (char AMX 15 transport de troupe équipé avec des brancards).

Il est possible que nous nous soyons vus à cette époque, mais c’est pas certain car en juillet j’étais en permission de longue durée à Marseille.

Ci-dessous, une chanson de l’anglais McCartney (1965) reprise par “The Genius”.

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Et le “King” Elvis qui reprend “comme d’habitude” de Claude François (1967), ça c’était quelque-chose aussi !!!

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Et enfin, n’oublions pas le tube de l’été 1967. Procol Harum, ici accompagné par un orchestre symphonique (danois).

Toutes ces chansons traversent le temps sans prendre une ride.

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N’oublions pas dans la liste des English songs, le fameux “how do you do” de Gerry and the Pacemakers.

Cordialement

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bonjour,

n’en jetez plus! (tout est sur youtube, merci les GAFA :slight_smile:

Dakota, on peut bien sûr voir mai 68 comme un mouvement franco-français de jeunes qui s’ennuient, mais dans la suite des évènements, il y a une évolution qui a énormément influencé le monde d’aujourd’hui: informatique, communications, mondialisation… on ne peut pas comparer les époques! c’est ce qui donne naissance aux « conflits de générations », tout à fait par hasard, je lis un livre de Tourguenieff « Pères et Fils » où il est question des rapports entre générations, et de l’influence des contextes historiques, politiques… c’est en russie vers 1880…

je ne comprends plus certains jeunes d’aujourd’hui, pas plus que mes parents nous ont compris à cette époque!

mais quand même, toutes ces chansons, c’était vachement chouette !!!

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:bonjour:

Aujourd’hui je suis plutôt “franco-franchouillard” en matière de chanson car j’aime les beaux textes ( et que j’aime bien comprendre les paroles ! )"

En voilà un texte qu’il est beau! A écouter jusqu’à la fin!


Celui-ci est plus sérieux!

ON5WF

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Eh oui, les beaux textes ! Enfin hum ! Pas toujours.
Ce dont on avait besoin, dans ces années là, c’était surtout de musique et de rythme pour faire la rupture avec la musique de papa (Les Frères Jacques, les 3 ménestrels, Colette Renard, même Bécaud idole de l’intergénération était devenu ringard). Et la déferlante du rock a enflammé (pacifiquement) toute une jeunesse qui n’attendait que ça pour s’affranchir .

semreh, pas seulement qui s’ennuyaient. C’était tout de même à haute connotation politique. Le parti communiste qui disposait d’un électorat confortable parmi la classe ouvrière, qui gérait efficacement nombre de banlieues et de villes, passait déjà pour un parti bourgeois, et ringard pour une fraction branchée de la jeunesse estudiantine, ceci bien avant l’avènement de Marchais, et était plus admirative de révolutionnaires tels que Mao, Trotsky, Guevara, Castro.

D’ailleurs, en 1968 justement, Daniel Cohn Bendit, un des contestataires les plus bruyants des événements de mai 68, aujourd’hui rangé des bicyclettes, ne publie-t-il pas un livre intitulé " le gauchisme, remède à la maladie sénile du communisme" ?

Mais vous avez raison de dire que le gauchisme a très fortement influencé le monde et il ne cesse de gagner du terrain. Il régit insidieusement maints aspects des institutions publiques et de la vie d’aujourd’hui, même sous les gouvernements de droite. C’est visible et audible, même chez certains médias y compris du service public. Et pas qu’en France. En Amérique aussi (USA, Canada), et beaucoup de pays d’Europe. Mais paradoxalement (ou non) nettement moins dans les pays qui ont subi le totalitarisme soviétique.

Une belle chanson française très bien servie par David Gilmour.
Je ne m’en lasse pas, j’espère qu’elle séduira certains d’entre vous…

Belle soirée à tous